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Chiens en liberté, nuisances et propreté :La Tranche-sur-Mer peut-elle viser la plage idéale ?

  • yves laguillier
  • 8 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Confort, sécurité et propreté : des attentes partagées

La plage idéale reste pour beaucoup un espace propre, serein et sécurisant où familles et promeneurs peuvent se détendre sans contrainte. À La Tranche-sur-Mer, ces attentes se heurtent à des réalités concrètes : déchets oubliés sur le sable, mégots, verres cassés, musique tardive ou comportements bruyants fragilisent le confort des usagers et la tranquillité des riverains.

Parmi ces sources d’inconfort, la présence de chiens non tenus en laisse revient souvent dans les témoignages. Au-delà des déjections, un chien en liberté peut générer un sentiment d’insécurité, déranger les enfants ou perturber des zones écologiquement sensibles. Ces nuisances vont donc bien au-delà de la simple propreté et touchent la cohabitation entre différents publics.

 

Ce que la municipalité a déjà mis en place

La commune s’est dotée d’un cadre réglementaire précis pour encadrer la présence des animaux sur les plages. Un arrêté municipal interdit les chiens sur la zone de baignade de la Porte des Îles pendant les plages horaires de surveillance et impose la laisse en dehors de ces horaires. L’Office de tourisme rappelle cette règle : toutes les plages restent accessibles aux chiens tenus en laisse hors des périodes de surveillance, afin d’informer visiteurs et propriétaires d’animaux.

Parallèlement, La Tranche-sur-Mer a adhéré à la Charte « Plage sans déchet plastique », qui encourage la sensibilisation des visiteurs, la réduction des plastiques à usage unique et le tri responsable. Enfin, huit plages bénéficient du label « Pavillon Bleu », gage d’un cadre de gestion attentif aux critères environnementaux et sanitaires, et qui peut servir d’appui pour consolider les mesures de qualité du littoral.

 

Règles en place, mais limites sur le terrain

Affirmer des règles est une première étape, mais les faire appliquer quotidiennement en est une autre. La tenue en laisse et les restrictions horaires ne suffisent pas à garantir l’absence de nuisances. Leur efficacité dépend de la combinaison entre signalétique claire, médiation sur place et interventions ponctuelles des services municipaux. Le règlement communal sur les activités de plage fixe les interdictions et horaires, mais son application concrète dépend des moyens humains et logistiques disponibles, surtout en haute saison.

 

Pourquoi un chien non tenu en laisse est une nuisance

bien au-delà des excréments

Un chien en liberté peut engendrer plusieurs formes de gêne : peur pour certains usagers ou enfants, intrusion sur des serviettes ou pique-niques, perturbation d’espèces d’oiseaux nicheuses dans les dunes ou zones protégées, conflits entre promeneurs. Ces situations relèvent d’une nuisance sociale et comportementale qui impacte la qualité de l’espace public et la cohabitation entre différents types d’usagers. L’obligation de la laisse devient ainsi un instrument de sécurité et de confort partagé, et non seulement un outil de propreté.

 

Mesures municipales possibles et pistes réalistes

Pour réduire ces nuisances de manière durable, plusieurs leviers peuvent être actionnés. On peut renforcer l’information et la signalétique aux accès de plage, rappeler les horaires de baignade, les zones où les chiens sont autorisés et les obligations de tenue en laisse. On peut également déployer une médiation visible durant la saison estivale, avec agents municipaux ou volontaires formés pour expliquer et prévenir les comportements à risque, ce qui contribue à limiter les conflits et à améliorer l’acceptabilité des règles.

Des solutions collectives peuvent aussi être proposées : espaces canins aménagés et plages dédiées, distribution de kits de propreté aux commerçants et loueurs, campagnes de sensibilisation auprès des écoles et clubs nautiques. La Charte « Plage sans déchet plastique » fournit un cadre pour mobiliser les acteurs locaux autour de comportements respectueux. Enfin, il peut être nécessaire de préciser les sanctions en cas d’infraction et d’assurer un suivi statistique pour évaluer l’efficacité des mesures et ajuster la politique sur des bases concrètes.

 

Tensions et équilibres : jusqu’où aller ?

Toute action plus contraignante — surveillance accrue, verbalisation, restrictions — pose la question de l’image de la station et de l’équilibre entre accueil touristique et tranquillité. Si certains riverains réclament une application stricte, d’autres redoutent une plage « hyper-normée ». La solution passe souvent par une gradation : informer, prévenir, proposer des alternatives adaptées, puis sanctionner seulement les comportements récurrents qui nuisent à l’ensemble.

 

Entre pragmatisme et aspiration

La Tranche-sur-Mer dispose d’un cadre réglementaire et d’engagements solides — arrêtés municipaux, information touristique, Charte anti-plastique, labellisation Pavillon Bleu — pour viser une plage plus propre et apaisée. Le défi consiste désormais à traduire ces engagements en présence concrète sur le terrain, médiation quotidienne et solutions adaptées pour les propriétaires d’animaux.

La vraie question demeure collective : préférons-nous une plage plus encadrée mais respectueuse, ou maintenir un usage libre au risque d’une dégradation progressive du cadre de vie ? Comment trouver un compromis durable entre liberté, accueil et respect mutuel ?

 

FG

 
 
 

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