TENDANCE DU TOURISME BALNÉAIRE SUR LA CÔTE ATLANTIQUE
- 15 mars 2025
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Dernière mise à jour : 2 oct. 2025

En 50 ans les français ont fait des vacances un élément central de leur vie.
S’ils n’étaient que 42 % à en prendre à l’époque, aujourd’hui sept français sur dix partent en vacances avec une préférence affirmée pour la période estivale (68%).
L’explication de ce phénomène tient en l’amélioration continue du niveau de vie de la population française, une diminution impressionnante du temps de travail de 350 heures par an pour les salariés, des aides sociales toujours plus nombreuses pour faciliter l’accès aux vacances pour les plus démunis.
Les professionnels distinguent l’excursionniste qui passe moins d’un jour dans la station et le touriste qui lui y séjourne au moins une nuit.
De juin à septembre le lieu de villégiature le plus plébiscité par nos concitoyens est le bord de mer (62%) et la côte atlantique qui après avoir été longtemps délaissée au profit de la méditerranée, fait maintenant presque jeu égal en termes de fréquentation avec cette dernière.
Pour se rendre sur leur lieu de villégiature balnéaire, les français arrivent massivement en voiture individuelle (69 %), suivi par le train et le car. S’ils choisissent comme mode d’hébergement principalement d’aller dans de la famille, chez des amis ou dans leur résidence secondaire, en hébergement marchand les locations et les campings tiennent le haut du tableau, l’hôtellerie arrivant bien après.
Faire du touriste balnéaire un portrait type n’est pas aisé, tant ses comportements varient essentiellement en fonction de son l’âge et son niveau de vie.
Ce que l’on sait c’est qu’il choisit massivement sa destination via internet (82 %), que plus de 70 % des réservations estivales sont faites aujourd’hui de façon digitale et qu’il se décide de plus en plus tardivement, la météo influençant très souvent sa décision finale.
Les moins de 35 ans étant à cet égard les plus rapides dans leur décision, avec plus de 60% des décisions faites moins de 5 jours avant leur arrivée dans la station.
Arrivé sur son lieu de villégiature l’Homo-Turisticus va encore utiliser plus d’une fois sur deux son smartphone pour organiser son séjour localement, les applications propres aux lieux de villégiature sont de plus en plus recherchées. Son mode de déplacement dans la station balnéaire évolue également, il ne prend plus sa voiture pour se déplacer localement que dans 43 % des cas.
La durée du séjour moyen varie de plus du simple au double entre une personne ayant moins de 35 et une de 70 ans (8,6 jours), mais s’est globalement considérablement raccourcie en 50 ans où elle était de 17 jours.
TENDANCES :
La massification du phénomène touristique balnéaire voit émerger parallèlement une diversification des aspirations et des tendances nouvelles qui donnent un nouvel élan et de nouveaux horizons à cette activité.
Allongement de la saison :
Les effets conjugués de la diminution objective du temps de travail, de l’augmentation du nombre de retraités (+ 46 % en vingt ans), de l’avènement du télétravail font que les « ailes » de la haute saison s’allongent insensiblement. Maintenant, Il n’est pas rare de considérer sur la côte atlantique, surtout si le temps est clément que la saison parte de mai et se termine à fin septembre.
Diversification :
Passer toute sa journée sur la plage pour avoir le plus beau bronzage à son retour de vacances est depuis plus d’une quinzaine années passé de mode. Le touriste balnéaire aspire maintenant à de nombreuses activités, qu’elles soient sportives, culturelles, spirituelles et le temps passé sur la plage à bronzer et nager a diminué de près de 50 % en 10 ans. Le nombre d’activités sportives liés à la mer à lui aussi explosé et le touriste balnéaire apprécie désormais les stations capables de lui offrir le plus large choix d’activités, notamment avec des parcs de loisirs et d’activité à proximité.
La confirmation de cette demande se vérifie également dans la croissance soutenue pour les campings 4 ou 5 étoiles seuls capables d’offrir outre un hébergement de qualité, de nombreuses attractions, dans l’idée du Club Méditerranée des années 80.
Le phénomène est identique pour l’hôtellerie où le segment des 4 étoiles avec des chambres plus spacieuses, une offre d’activités plus large connaît depuis dix ans un développement continu et le meilleur coefficient de remplissage.
Conscience écologique :
Insensiblement cette notion instille la façon de passer des vacances même si ce phénomène touche essentiellement les moins de 35 ans. Cependant le « Tourisme Lent » est une réalité qui fait chaque année plus d’adeptes avec comme corollaire l’adoption de transports doux, la recherche de productions locales et authentiques, la préservation et le respect du milieu naturel.
La « Vanlife » fait également partie de cette tendance, avec un nombre d’immatriculations ayant doublé en 6 ans.
Digitalisation :
Même si le touriste souhaite pendant ses vacances se ressourcer, changer d’environnement il le fait rarement maintenant sans son smartphone.
Le tourisme à base de réalité virtuelle, d’intelligence artificielle, de visites immersives, d’applications mobiles devient maintenant une obligation pour les stations balnéaires.
En outre, les moins de 35 ans mélangent fréquemment travail et leurs vacances et la notion de « Workaction », (contraction de work = travail et vacation = vacances), devient maintenant réalité pour près d’un tiers d’entre eux.
Tourisme d’expérience :
Lancée à NOIRMOUTIERS pour des campings haut de gamme, il y a une vingtaine d’années par l’emblématique dirigeant du Groupe CARTIER Alain-Dominique PERRIN, cette idée a fait depuis bien du chemin.
Elle met l'accent sur l'engagement actif et la participation directe des voyageurs à des expériences authentiques et immersives, parfois en relation directe avec la culture ou le patrimoine local.
Des gîtes dans des arbres, des bulles translucides en pleine nature, des tipis indiens. Plus près de nous, au BERNARD un hébergement style Far-West imaginé par le Groupe OCEANO Loisirs, propriétaire d’O GLISS et d’O FUN Park a fait le plein dès sa première année d’activité.
L’expression consacrée pour ce type de camping insolite, haut de gamme est le « Glamping » contraction des mots glamour et de camping.
Le touriste fait généralement attention au budget qu’il consacre à ses vacances balnéaires, mais d’une façon générale sa demande s’oriente vers plus de qualité, plus de services, plus d’authenticité, plus de différentiation dans les activités proposées.
La TRANCHE a su largement profiter de cet engouement pour la mer et l’air pur pour développer formidablement son activité touristique, qui bénéficie à tous ses concitoyens, songez qu’en 1935 elle n’accueillait pendant toute la haute saison que 3 000 touristes, aujourd’hui la barre des 120 000 visiteurs journaliers est souvent franchie au mois de mai et en été.
Des nouveaux défis touristiques attendent notre ville pour la prochaine décennie.
Vers quels nouveaux horizons le tourisme, cette activité majeure pour la croissance de notre cité doit - elle s’orienter maintenant pour permettre un développement harmonieux, structurant et pérenne.
A vos plumes, vos avis nous intéressent.
Omer COLIBERT




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